L'histoire du Screaming Orgasm
La première fois que j’ai entendu “Screaming Orgasm”, c’était dans un bar trop éclairé pour être honnête, un soir où la musique collait aux verres et où personne ne regardait vraiment l’heure. Un nom qui claque. Un peu vulgaire, un peu drôle. Et surtout : impossible à oublier. Un cocktail qui ne chuchote pas. Je ne vais pas te mentir. Ce cocktail, je ne l’ai pas commandé pour son équilibre aromatique ou sa place dans l’histoire de la mixologie classique. Je l’ai commandé pour le sourire du barman. Pour la réaction autour du comptoir. Pour ce petit moment de gêne joyeuse, presque adolescente, quand un mot dépasse la bienséance. Le Screaming Orgasm, c’est ça avant tout : un cocktail qui ne fait pas semblant, qui assume le clin d’œil graveleux et la gourmandise sans filtre. Flashback : années 80, moquette épaisse et néons fatigués. On est quelque part dans les années 1980. Là où les bars sentent encore la fumée froide, la laque et les espoirs un peu flous. La vodka...