L'histoire du cépage : Le Merlot
Le Merlot, ou la tendresse qui claque Il y a des vins qui te serrent la main. Et d’autres qui t’ouvrent les bras. Le merlot, lui, t’attire sur le canapé, te sert un verre, et te regarde droit dans les yeux en disant : “Raconte-moi ta journée.” Et ça, mine de rien, c’est un pouvoir immense. Le mal-aimé magnifique : Je voulais vous écrire là-dessus depuis longtemps. Parce que le merlot, c’est un peu le type cool du lycée qu’on a pris pour acquis. Trop gentil. Trop accessible. Trop “facile”. Il a subi des vagues de hype, des vagues de mépris, des excès boisés des années 90, des parodies au cinéma. Et pourtant. Quand il est bien né, bien cultivé, bien respecté… Le merlot est une caresse structurée. Un velours avec une colonne vertébrale. Ça sent quoi, un merlot ? Ferme les yeux. Ça sent la prune noire qui éclate sous la dent. La cerise mûre qu’on vole sur l'arbre. Le cacao amer râpé sur un tiramisu du Dimanche. Dans les grands terroirs, ça peut sentir la truffe...