Histoire de Cépages : La Roussanne
Le vin avait cette couleur de fin d’après-midi d’été, quand le soleil hésite entre caresser et brûler. Et au nez…un truc doux, presque timide, comme quelqu’un qui te parle à l’oreille pour la première fois. La Roussanne. J’ai ouvert cette bouteille un soir sans programme. Pas de dîner prévu, pas d’accord réfléchi. Juste l’envie de voir ce qu’elle avait dans le ventre. Ou plutôt dans le cœur. Parce que la Roussanne, c’est rarement un cépage qui débarque en criant. C’est pas une rockstar, c’est pas un vin qui claque la porte, c’est une présence. Premier nez : miel fin, poire mûre, une pointe de tisane. Un truc presque médicinal, mais dans le bon sens, genre remède de grand-mère qui sent la fleur séchée et la patience. Et puis ça évolue, un peu d’abricot, une touche d’amande, parfois une note de cire d'abeille. La Roussanne, c’est un vin qui prend son temps. Et qui te demande le tien. En bouche , c’est là que ça devient intéressant. Parce que t’attends quelque chose de dou...