L'histoire du cépage Syrah
La Syrah, c’est une lumière tamisée. Un vin qui parle bas, mais qui marque longtemps. Pas un cri. Pas une démonstration. Plutôt un regard appuyé au bout de la table. Je t’écris ça un soir un peu frais. Un de ces soirs où t’as envie de viande grillée, de vin sombre, de musique qui gratte un peu l’âme. La bouteille était déjà ouverte. La Syrah respirait. Moi aussi. Et je me suis dit : “Putain, ce cépage-là… faut qu’on en parle autrement.” Pas avec des fiches techniques. Pas avec des degrés d’alcool et des rendements à l'hectare. Mais avec le ventre. Avec les souvenirs. Avec la bouche qui salive avant même la première gorgée. La Syrah, c’est pas un vin. C’est une ambiance. C’est la nuit qui tombe sur une colline du Rhône. Le vent qui siffle entre les murets en pierres sèches. Les mains froides du vigneron, tachées de noir. Dans le verre, ça sent souvent : le poivre fraîchement moulu, l’olive noire écrasée du bout des doigts, la violette fanée, le lard fumé qui crépite trop...